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<< J'exagère... | Journal d'un roman | Le journal - sans idée. >>
En écrivant
ce journal, initialement réservé à une consommation quasi personnelle,
j'ai depuis le début essayé d'être clair, utilisant
le mot juste, la bonne formule afin de vous éviter les phrases pénibles
du style : Quelle que soit la sinistrose de ces derniers temps, on se
doit
d'examiner chacune des alternatives s'offrant à nous.» ou "Vu la
conjoncture qui est la
nôtre, il est préférable de s'intéresser à la totalité des issues
envisageables.", parce que vous avez le droit de demander un machin plus
vif,
bourré d'hyperboles, de métaphores à l'ancienne, et à l'excipit
inattendu. J'ai finalement réussi à écrire les pages de dialogues qui me
posaient des problèmes et pour ce faire, j'ai mangé
7 livres de maître V ; j'en suis comment dire ? Gavé, est, je crois, le
mot qui convient mais quelle
leçon de raisonnement ! On n'a beau ne pas être en accord sur
tout, bordel -et c'est bien bordel que je veux dire, mais que j'aurai pu
remplacer par merde, tout aussi approprié- ce mec plane quand
même vachement haut, c'est une pointure, un glaive,
une épée, quoi. Mais, je digresse, une chose en entraine une autre, le
temps passe,
et je n'en suis qu'à la page 73 de mon roman, alors, je crois que je
vais éxcipiter ici pour aujourd'hui ; et c'est bien dommage car j'aurai
voulu vous raconter
une histoire d'écrivain, une petite nouvelle, que je compte faire
publier dans
un magazine un peu poussiéreux, certes, mais dont le tirage ne faiblit
pas. C'est
une histoire simple, où il est question d'une attachée de presse
nymphomane,
érotomane, machiavélique, et infidèle qui se venge d'un auteur qui l'a
bêtement
éconduit au lieu de l'emmener direct dans le premier hôpital
psychiatrique.
Pour parvenir à ses fins, elle se joue d'un pauvre bougre, éditeur
amoureux et cornu,
rendu aveugle par la belle qui est bien trop jolie en comparaison de ce
qu'elle
mérite. Vous connaissez les auteurs, toujours prompte à inventer des
histoires,
dès que la motivation est suffisante, et je sens qu'elle grandit de
jour en jour, je crois que je ne pourrai pas me retenir encore très
longtemps avant de vous raconter la fin pathétique et carcérale de leur
épopée.
Publié par nolhart à 08:33:26 dans Journal | Commentaires (6) | Permaliens
18-01-2008 21:04
De hanibal lecteur Sujet:
l'écrivain et le livre
17-01-2008 09:39
De Micka Sujet:
Casanova
16-01-2008 13:16
De nolhart Sujet:
Rp Url: [Liens]
16-01-2008 11:41
De Grimette Sujet:
La suite !!
16-01-2008 09:45
De Sarvane Sujet:
Vivement ! Url: [Liens]
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