Si j'avais pu, j'aurai bien demandé à quelqu'un d'autre d'écrire ce post - et alors ? je le fais bien
pour les autres, moi - car je ne voyais absolument pas par où commencer. On est bien lundi matin n'est-ce pas? Bon, je suppose que vous vous dîtes, en vous
grattant la cuisse :"allons à l'essentiel, parle nous de la pucelle et du cornichon ! ".
Et, c'est bien normal car j'avais obtenu
de beaux succès avec cette blague dans les petites discutions littéraires entre
amis, et il est bien compréhensible que le lecteur du début veuille en savoir
un peu plus sur cette histoire d'attachée de presse érotomane. Bon, je pourrai passer la première
vitesse en vous demandant si vous connaissez ce charmant poème, intitulé
"la charge de la brigade
légère" ? Mais si oui, alors vous avez déjà une idée assez précise de la finesse de Roberta Nevada, dont le hobbies était de se prendre pour une attachée de presse, et d'être le vil marionnettiste de l'éditeur escroc Wilfried Amstrong par vengeance.
Il serait grandement exagéré
de prétendre que leurs deux intelligences réunies dépassaient celle d'un couple
d'andouilles de vire, et
hormis quelques vaches, vous ne trouverez personne à 50 km autour leurs maisons à Bouzille le
désert, pour vous dire que l'intelligence d'Amstrong
à elle seule dépassait le QI d'une tranche de pâté de campagne. Au point se demander si un chien d'aveugle
ne lui aurait pas été de la même
utilité qu'une bouée envoyée à un type, qui se noie en chantant "
Auprès notre brune qu'il fait bon fait bon auprès de notre brune qu'il fait bon fait bon,"
sans se rendre compte qu'une vague va l'emporter vers un parloir ; où sa belle
folle ne viendra jamais le voir, trop occupée à le dénigrer, nichée dans les
bras d'une nouveau blondinet. Mais au final, il y avait un rien, un détail qui
me dérangeait: je n'étais pas là pour raconter des histoires drôles, et ce n'était pas le sujet de ce journal. Et plutôt que d'essayer
de faire mon intéressant avec deux imbéciles, je devais vous parler de l'incroyable
vie de la mort , mon prochain roman.
Ce week-end, je me suis occupé de mon fils, un bonheur, et j'ai reçu une visite sympa le dimanche midi ; mais de 4h à 9h, samedi et dimanche, j'ai de nouveau reculé
devant la page, j'ai ruminé mon plan; et paf, encore un pâté... et, je bloque sur une phrase...et là, le style peut être meilleur.... et trois ou quatre sandwichs aux concombres (casse-croûte dont je maîtrise les secrets) plus tard, j'avais compris d'où vient cette expression « gratter» en
parlant d'écrire. Outre le bruit de la plume sur le papier,au final, écrire, c'est comme un eczéma qu'on
gratte, et qu'on gratte encore...
bref, c'est dans ces moments, où mes cris d'espoir ou de désespoir empêchent mon voisin de boire son café, que je me dis que je n'aurai jamais que deux sortes de lecteurs : ceux qui me trouveront nul et prétentieux, et ceux qui ne m'auront pas lu.
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