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Et bien oui, là ! J'ai ri aux larmes.
C'est lamentable, dites-vous ? Oui, je le sais bien que c'est lamentable.
On n'écrit pas sur ces choses là, dites vous? Vous voyez bien que si, puisque je les écris.
Je voudrais bien vous y voir, à ma place, vous qui parlez. On est dimanche, j'ai raté la messe, et je n'arrivais
pas à écrireune ligne à la syntaxe amusante, et compte
tenu du sujet, je n'ai pas le choix, il faut que ce soit drôle. Alors je suis
sorti saluer le chat, prendre un café et, effet de la fatigue sans doute, j'ai ri. J'avais des doutes, et bien,cette poilade les a dissipé.Et voilà comment :
Il y a plusieurs mois que je travaille sur un roman dont le
héros est la mort, je tente de la rendre, amusante et drôle, attachante et
respectable, la faisant se mouvoir maladroitement dans un monde où sans
médiatisation on n'existe pas, dans un univers où la médecine, pour de sombre
raisons pécuniaires, oublie un peu trop souvent qu'elle devrait être universellement accessible.
Mais, est-ce nous qui choisissons les
sujets de nos romans, ou sont-ce les sujets qui s'imposent à nous ? Peut-on
rire avec la mort ? S'en moquer ? Peut-on rire de tout ? Peut-on
écrire ces choses là. Ces questions sont arrivées par derrière comme un
coup de batte de base-ball, au moment où je mettais mon cinquième sucre dans
mon expresso.
Mais, oui, m'a répondu Desproges, on peut rire de tout, mais pas avec tout le
monde, et à condition que ce soit drôle.
Alors, je me suis imaginé être le seul à en rire, à ne pas avoir un seul lecteur, et j'ai ri de plus belle encore, en imaginant que ce livre allait se classer tout en haut de mes échecs, et je me suis traité d'imbécile en me frappant le front à coup de petite cuillère, sans arrêter de rire.
Oui, c'est lamentable.
On n'écrit pas sur ces choses là, dites vous ? C'est blasphème, dites-vous?
Oui, peut-être, mais c'est trop tard, c'est fait, sans que je ne puisse plus reculer ; bien oui, je ris de la mort, quand je l'imagine dépressive, en grève ou communiste, je ris de la laisser croire qu'elle peut séduire n'importe qui sous le nez du premier Casanova venu;), je ris quand elle raconte des histoires drôles pour se changer les idées. Je fais rire de la mort, pour tous ceux qui en pleurent de trop, parce que, finalement, elle ne mérite pas mieux que d'en rire.
Publié par nolhart à 14:06:25 dans Journal | Commentaires (11) | Permaliens
05-02-2008 12:43
De eugenie Sujet:
oui
04-02-2008 23:10
De SARAH Sujet:
oui Url: [Liens]
04-02-2008 13:57
De ivic Sujet:
faut lire
03-02-2008 22:40
De Larent Sujet:
Rire
03-02-2008 15:02
De Louison Sujet:
A mon age
03-02-2008 14:51
De MM Sujet:
difficile
Commentaires