Depuis le 01-02-2007 :
67751 visiteurs
Depuis le début du mois :
3924 visiteurs
Billets :
50 billets
pub
<< A Sarah | Le journal d'un roman | Journal d'un roman >>
Il arrive un moment, où quand il rédige des chroniques à la suite depuis des
semaines, l'auteur consciencieux doit faire une sorte d'état des lieux, une vue
du ciel, organiser une parade des différents acteurs de ces billets afin que le
lecteur nouveau qui tomberait sur ce post par hasard, ne soit pas en reste.
Nous allons donc examiner où se trouvaient les différents protagonistes en ce
22 février à 9h.
- La pucelle courait nue dans un jardin public, rattrapée par le démon du sexe qui la tenait de nouveau dans une poigne de fer.
- Le chien de ma sœur comptait ses points retraite, en regrettant le temps où encore équipé d'une mâchoire solide, il pouvait attaquer avec la plus grande férocité le premier pied de table passant par là.
- le collecteur d'impôts était chez son banquier pour lui signifier tout son mécontentement de ne pas avoir réussi à défiscaliser une partie de ses revenus.
- Le cornichon écrivait des sms d'insultes aux auteurs qui ne voulaient pas signer chez lui, en grognant profondément.
- Le chat faisait mes mots croisés, forme d'exercice mental à laquelle il se livrait avec délectation une fois sa toilette terminée. Je dois confesser que c'est lui qui trouva, lundi dernier, la solution à mon 16 lettres " être concis".
- Le lecteur du début finissait un sandwich au concombre, en se grattant le nez, et lisait mes derniers billets en se disant que décidemment mes manières de traiter la littérature ne valait pas la plus petite tape amicale d'encouragement.
- Le lecteur nouveau était en train de chercher dans l'annuaire l'adresse des alcooliques anonymes pour me la faire parvenir.
- Et moi, je venais d'écrire le mot FIN à ce nouveau roman. Je dois dire que j'étais enclin à savourer l'aménité du moment en songeant à tous ces poètes et romanciers qui, une fois le mot fin écrit, étaient aller tranquillement siroter un verre à la terrasse du Flore sans se soucier des corrections, et je me dis alors, vers 9h04, que moi aussi j'avais le devoir d'aller respirer un bol d'air frais en me promenant de ci de là pour ne pas sentir le moisi, et cesser de ressembler à quelque chose qui sort de la poubelle du tombeau de Toutankhamon ou de je ne sais plus qui, avant de me remettre à la tache.
Publié par nolhart à 10:35:15 dans Journal | Commentaires (9) | Permaliens
24-02-2008 19:31
De Marie-Laure Sujet:
Super... Url: [Liens]
24-02-2008 10:49
De Louison Sujet:
bravo
22-02-2008 23:37
De MM Sujet:
Felicitations
22-02-2008 17:14
De Cécile Sujet:
Et maintenant ?????
22-02-2008 15:52
De Sarvane Sujet:
Bravo Url: [Liens]
22-02-2008 13:17
De Ivic Sujet:
donc
22-02-2008 10:53
De Larent Sujet:
bonne nouvelle
22-02-2008 10:49
De eugenie Sujet:
terminé ?
Commentaires