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Dedicaces, (suite) | 27 janvier 2008

 Ce matin, je ne peux être totalement heureux, car un auteur qui reste assis, seul, à tapoter sur sa table, à attendre le lecteur qui ne vient pas, ne peut pas l'être; alors ce matin, j'ai foutu la paix au chat, et j'ai corrigé ce qui devait l'être pour que LaMort soit plus présentable encore. Je pourrai attribuer la déception d'hier, au soleil qui a envoyé les gens se promener là-bas-ailleurs, aux percepteurs trop gourmands,à l'après-fêtes,certains diraient:c'est la faute à la malchance d'habitude y' a du monde. Mais,non, c'est juste le destin, une leçon d'humilité, deux heures de ma vie,où j'ai eu la chance inouïe, auteur inconnu, d'être là, à dédicacer mon livre à quelques rares personnes - même si la majorité des visiteurs étaient là-bas-ailleurs.

Publié par nolhart à 12:43:18 dans dedicaces | Commentaires (11) |

Dedicaces | 26 janvier 2008

 Je me suis reveillé en sachant qu'aujourd'hui allait être une belle journée. J'ai dansé dans mon bureau dès 4h avant même mon premier café et ma première clope, ce qui est plutôt rare, puis je suis allé chercher du lait en disant bonjour à chaque fleur que je croisais. Il y a avait un gentil chat noir endormi sur le capot d'une voiture, je l'ai pris dans mes bras et j'ai dansé avec lui, en chantant "tiens, les montagnards sont là avec la voix d'un gai pinson, et pourtant ce chat déteste qu'on perturbe son sommeil et à il du me maudire, certes d'un miaulement endormi, mais me maudire quand même.
Je suis désolé d'étaler mon bonheur avec autant de manque de tact, et je suppose que la pucelle et le cornichon doivent avoir envie de m'éviscérer avec une lime à ongle. Je sais que pour eux, une bonne nouvelle me concernant serait que j'attrape la peste noire sans aucune chance de m'en remettre, mais je vais bien, et je m'en excuse bien. Je suppose que vous vous demandez pourquoi je petule dès potron-minet ? Simplement, j'ai une séance de dédicace cette après midi au Cultura de Plaisir , et je ne sais pas ce qu'ils disent dans les livres à ce propos pour les autres auteurs, mais, moi, ça me rend, comment dit-on déjà quand on est heureux et qu'on danse avec un chat inconnu dans la rue ? Ca commence par oeuf, quelque chose...euphorique, c'est ça.

Publié par nolhart à 06:53:54 dans dedicaces | Commentaires (6) |

Le journal | 23 janvier 2008


A
la lecture de vos commentaires, je me dis, mince, vous n'y allez pas de main morte ! Tenez, ce matin, j'ai encore reçu un gentil mail d'un éditeur provincial. Justement, je l'ai sous le nez.

"Mon cher Stephane Nolhart,

Fidèle flagorneur de votre subtil et délicieux talent, j'ai particulièrement gouté votre journal. Mais diable, pourquoi ne parlez-vous pas, plus, de la prévention contre les attachées de presse mégalomanes en milieu rural? J'en suis moi-même victime depuis plus d'un an, et je ne sais comment m'en débarrasser. J'ai essayé la poudre anti-sangsues, le ruban tue-mouche, le lance–flamme, et la mort au rat, sans résultat! J'ai peur qu'il ne soit trop tard, je suis au bord de la crise de nerf, que dois-je faire?"

Je ne donnerai pas le nom et l'adresse de Monsieur WA, éditeur à Bouzille le désert, pour ne pas lui faire de tord, mais n'ayant aucune compétence en la matière, je l'invite à se mettre en contact avec un médecin très au courant des affaires de psychologie et je le remercie de son compliment qui me fait chaud au cœur.

Bon, je sais que vous n'êtes pas là pour lire mon courrier du cœur, alors je retourne au chapitre 14, motivé comme jamais par toutes vos gentillesses, en sifflotant « tiens, les montagnards sont là», morceau bien connu qui arrive tout en haut du classement des chansons préférées de LaMort. 

Publié par nolhart à 05:33:55 dans Journal | Commentaires (6) |

Journal d'un roman | 21 janvier 2008

 Si j'avais pu, j'aurai bien demandé à quelqu'un d'autre d'écrire ce post - et alors ? je le fais bien pour les autres, moi - car je ne voyais absolument pas par où commencer. On est bien lundi matin n'est-ce pas? Bon, je suppose que vous vous dîtes, en vous grattant la cuisse :"allons à l'essentiel, parle nous de la pucelle et du cornichon ! ".
Et, c'est bien normal car j'avais obtenu de beaux succès avec cette blague dans les petites discutions littéraires entre amis, et il est bien compréhensible que le lecteur du début veuille en savoir un peu plus sur cette histoire d'attachée de presse érotomane. Bon, je pourrai passer la première vitesse en vous demandant si vous connaissez ce charmant poème, intitulé "la charge de la brigade légère" ? Mais si oui, alors vous avez déjà une idée assez précise de la finesse de Roberta Nevada, dont le hobbies était de se prendre pour une attachée de presse, et d'être le vil marionnettiste de l'éditeur escroc Wilfried Amstrong par vengeance. Il serait grandement exagéré de prétendre que leurs deux intelligences réunies dépassaient celle d'un couple d'andouilles de vire, et hormis quelques vaches, vous ne trouverez personne à 50 km autour leurs maisons à Bouzille le désert, pour vous dire que l'intelligence d'Amstrong à elle seule dépassait le QI d'une tranche de pâté de campagne. Au point se demander si un chien d'aveugle ne lui aurait pas été de la même utilité qu'une bouée envoyée à un type, qui se noie en chantant " Auprès notre brune qu'il fait bon fait bon auprès de notre brune qu'il fait bon fait bon," sans se rendre compte qu'une vague va l'emporter vers un parloir ; où sa belle folle ne viendra jamais le voir, trop occupée à le dénigrer, nichée dans les bras d'une nouveau blondinet. Mais au final, il y avait un rien, un détail qui me dérangeait: je n'étais pas là pour raconter des histoires drôles, et ce n'était pas le sujet de ce journal. Et plutôt que d'essayer de faire mon intéressant avec deux imbéciles, je devais vous parler de ‘l'incroyable vie de la mort ‘, mon prochain roman.
Ce week-end, je me suis occupé de mon fils, un bonheur, et j'ai reçu une visite sympa le dimanche midi ; mais de 4h à 9h, samedi et dimanche, j'ai de nouveau reculé devant la page, j'ai ruminé mon plan; et paf, encore un pâté... et, je bloque sur une phrase...et là, le style peut être meilleur.... et trois ou quatre sandwichs aux concombres (casse-croûte dont je maîtrise les secrets) plus tard, j'avais compris d'où vient cette expression « gratter» en parlant d'écrire. Outre le bruit de la plume sur le papier,au final, écrire, c'est comme un eczéma qu'on gratte, et qu'on gratte encore...
bref, c'est dans ces moments, où mes cris d'espoir ou de désespoir empêchent mon voisin de boire son café, que je me dis que je n'aurai jamais que deux sortes de lecteurs : ceux qui me trouveront nul et prétentieux, et ceux qui ne m'auront pas lu.

Publié par nolhart à 07:24:49 dans Journal | Commentaires (9) |

Le journal - sans idée. | 18 janvier 2008

 2 jours sans idées constructives, rien. Rien dont je puisse garder le meilleur et oublier le reste, parce que là, je n'avais, à un ou deux mots près, de toute façon, que le reste. Et puis, allez savoir pourquoi, ce matin, en me levant, alors que je terminais de tremper mon sandwich aux concombres dans ma chicorée, mon regard est devenu fixe lorsqu'elle est arrivée de je ne sais où. L'idée ! Elle est descendue en moi, puis est remontée, fragile, presque imperceptible, jusqu'à ma caboche. Ca m'a fait le même effet qu'une voile à l'horizon sur Robinson Crusoé. Les pages suivantes ne seront pas difficiles à écrire, pour une fois, je devrai trouver ça pas mal. Il n'y aura pas de manque, et c'est toujours par le manque qu'un livre n'est pas bon - c'est avec un regard d'ouvrier heureux que j'ouvre mon manuscrit aujourd'hui.

Publié par nolhart à 03:40:04 dans Journal | Commentaires (6) |

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