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Ce matin, je ne peux être
totalement heureux, car un auteur qui reste assis, seul, à tapoter sur sa table, à attendre le lecteur qui ne vient pas, ne peut pas l'être; alors ce matin, j'ai foutu la paix au chat, et j'ai corrigé ce qui devait l'être pour que LaMort soit plus présentable encore.
Je pourrai attribuer la déception d'hier, au soleil qui a envoyé les gens se promener là-bas-ailleurs, aux percepteurs trop gourmands,à l'après-fêtes,certains diraient:c'est la faute à la malchance d'habitude y' a du monde. Mais,non, c'est juste le destin, une leçon d'humilité, deux heures de ma vie,où j'ai eu la chance inouïe, auteur inconnu, d'être là, à dédicacer mon livre à quelques rares personnes - même si la
majorité des visiteurs étaient là-bas-ailleurs.Publié par nolhart à 12:43:18 dans dedicaces | Commentaires (11) | Permaliens
Je me suis reveillé en sachant qu'aujourd'hui allait être une belle journée. J'ai dansé dans mon bureau dès 4h avant même mon premier café et ma première clope, ce qui est plutôt rare, puis je suis allé chercher du lait en disant bonjour à chaque fleur que je croisais. Il y a avait un gentil chat noir endormi sur le capot d'une voiture, je l'ai pris dans mes bras et j'ai dansé avec lui, en chantant "tiens, les montagnards sont là avec la voix d'un gai pinson, et pourtant ce chat déteste qu'on perturbe son sommeil et à il du me maudire, certes d'un miaulement endormi, mais me maudire quand même.
Je suis désolé d'étaler mon bonheur avec autant de manque de tact, et je suppose que la pucelle et le cornichon doivent avoir envie de m'éviscérer avec une lime à ongle. Je sais que pour eux, une bonne nouvelle me concernant serait que j'attrape la peste noire sans aucune chance de m'en remettre, mais je vais bien, et je m'en excuse bien. Je suppose que vous vous demandez pourquoi je petule dès potron-minet ? Simplement, j'ai une séance de dédicace cette après midi au Cultura de Plaisir , et je ne sais pas ce qu'ils disent dans les livres à ce propos pour les autres auteurs, mais, moi, ça me rend, comment dit-on déjà quand on est heureux et qu'on danse avec un chat inconnu dans la rue ? Ca commence par oeuf, quelque chose...euphorique, c'est ça.
Publié par nolhart à 06:53:54 dans dedicaces | Commentaires (6) | Permaliens

A la lecture
de vos commentaires, je me dis, mince, vous n'y allez pas de main morte !
Tenez, ce
matin, j'ai encore reçu un gentil mail d'un éditeur provincial. Justement, je l'ai
sous le nez.
"Mon cher Stephane Nolhart,
Fidèle flagorneur de votre subtil et délicieux talent, j'ai particulièrement gouté votre journal. Mais diable, pourquoi ne parlez-vous pas, plus, de la prévention contre les attachées de presse mégalomanes en milieu rural? J'en suis moi-même victime depuis plus d'un an, et je ne sais comment m'en débarrasser. J'ai essayé la poudre anti-sangsues, le ruban tue-mouche, le lanceflamme, et la mort au rat, sans résultat! J'ai peur qu'il ne soit trop tard, je suis au bord de la crise de nerf, que dois-je faire?"
Je ne donnerai pas le nom et l'adresse de Monsieur WA, éditeur à Bouzille le désert, pour ne pas lui faire de tord, mais n'ayant aucune compétence en la matière, je l'invite à se mettre en contact avec un médecin très au courant des affaires de psychologie et je le remercie de son compliment qui me fait chaud au cœur.
Bon, je sais que vous n'êtes pas là pour lire mon courrier du cœur, alors je retourne au chapitre 14, motivé comme jamais par toutes vos gentillesses, en sifflotant « tiens, les montagnards sont là», morceau bien connu qui arrive tout en haut du classement des chansons préférées de LaMort.
Publié par nolhart à 05:33:55 dans Journal | Commentaires (6) | Permaliens
Si j'avais pu, j'aurai bien demandé à quelqu'un d'autre d'écrire ce post - et alors ? je le fais bien
pour les autres, moi - car je ne voyais absolument pas par où commencer. On est bien lundi matin n'est-ce pas? Bon, je suppose que vous vous dîtes, en vous
grattant la cuisse :"allons à l'essentiel, parle nous de la pucelle et du cornichon ! ". Publié par nolhart à 07:24:49 dans Journal | Commentaires (9) | Permaliens
2 jours sans idées constructives, rien. Rien dont je puisse
garder le meilleur et oublier le reste, parce que là, je n'avais, à un ou deux
mots près, de toute façon, que le reste. Et puis, allez savoir
pourquoi, ce matin, en me levant, alors que je terminais de tremper mon
sandwich aux concombres dans ma chicorée, mon regard est devenu fixe
lorsqu'elle est arrivée de je ne sais où. L'idée ! Elle est descendue en moi,
puis est remontée, fragile, presque imperceptible, jusqu'à ma caboche.
Ca m'a fait le même effet qu'une voile à l'horizon sur Robinson Crusoé.
Les pages suivantes ne seront pas difficiles à écrire, pour une fois, je devrai trouver ça pas mal. Il n'y aura pas de manque, et c'est toujours par le manque
qu'un livre n'est pas bon - c'est avec un regard d'ouvrier heureux que j'ouvre mon manuscrit aujourd'hui. Publié par nolhart à 03:40:04 dans Journal | Commentaires (6) | Permaliens
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