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A la lecture
de vos commentaires, je me dis, mince, vous n'y allez pas de main morte !
Tenez, ce
matin, j'ai encore reçu un gentil mail d'un éditeur provincial. Justement, je l'ai
sous le nez.
"Mon cher Stephane Nolhart,
Fidèle flagorneur de votre subtil et délicieux talent, j'ai particulièrement gouté votre journal. Mais diable, pourquoi ne parlez-vous pas, plus, de la prévention contre les attachées de presse mégalomanes en milieu rural? J'en suis moi-même victime depuis plus d'un an, et je ne sais comment m'en débarrasser. J'ai essayé la poudre anti-sangsues, le ruban tue-mouche, le lanceflamme, et la mort au rat, sans résultat! J'ai peur qu'il ne soit trop tard, je suis au bord de la crise de nerf, que dois-je faire?"
Je ne donnerai pas le nom et l'adresse de Monsieur WA, éditeur à Bouzille le désert, pour ne pas lui faire de tord, mais n'ayant aucune compétence en la matière, je l'invite à se mettre en contact avec un médecin très au courant des affaires de psychologie et je le remercie de son compliment qui me fait chaud au cœur.
Bon, je sais que vous n'êtes pas là pour lire mon courrier du cœur, alors je retourne au chapitre 14, motivé comme jamais par toutes vos gentillesses, en sifflotant « tiens, les montagnards sont là», morceau bien connu qui arrive tout en haut du classement des chansons préférées de LaMort.
Publié par nolhart à 05:33:55 dans Journal | Commentaires (6) | Permaliens
Si j'avais pu, j'aurai bien demandé à quelqu'un d'autre d'écrire ce post - et alors ? je le fais bien
pour les autres, moi - car je ne voyais absolument pas par où commencer. On est bien lundi matin n'est-ce pas? Bon, je suppose que vous vous dîtes, en vous
grattant la cuisse :"allons à l'essentiel, parle nous de la pucelle et du cornichon ! ". Publié par nolhart à 07:24:49 dans Journal | Commentaires (9) | Permaliens
2 jours sans idées constructives, rien. Rien dont je puisse
garder le meilleur et oublier le reste, parce que là, je n'avais, à un ou deux
mots près, de toute façon, que le reste. Et puis, allez savoir
pourquoi, ce matin, en me levant, alors que je terminais de tremper mon
sandwich aux concombres dans ma chicorée, mon regard est devenu fixe
lorsqu'elle est arrivée de je ne sais où. L'idée ! Elle est descendue en moi,
puis est remontée, fragile, presque imperceptible, jusqu'à ma caboche.
Ca m'a fait le même effet qu'une voile à l'horizon sur Robinson Crusoé.
Les pages suivantes ne seront pas difficiles à écrire, pour une fois, je devrai trouver ça pas mal. Il n'y aura pas de manque, et c'est toujours par le manque
qu'un livre n'est pas bon - c'est avec un regard d'ouvrier heureux que j'ouvre mon manuscrit aujourd'hui. Publié par nolhart à 03:40:04 dans Journal | Commentaires (6) | Permaliens
En écrivant
ce journal, initialement réservé à une consommation quasi personnelle,
j'ai depuis le début essayé d'être clair, utilisant
le mot juste, la bonne formule afin de vous éviter les phrases pénibles
du style : Quelle que soit la sinistrose de ces derniers temps, on se
doit
d'examiner chacune des alternatives s'offrant à nous.» ou "Vu la
conjoncture qui est la
nôtre, il est préférable de s'intéresser à la totalité des issues
envisageables.", parce que vous avez le droit de demander un machin plus
vif,
bourré d'hyperboles, de métaphores à l'ancienne, et à l'excipit
inattendu. J'ai finalement réussi à écrire les pages de dialogues qui me
posaient des problèmes et pour ce faire, j'ai mangé
7 livres de maître V ; j'en suis comment dire ? Gavé, est, je crois, le
mot qui convient mais quelle
leçon de raisonnement ! On n'a beau ne pas être en accord sur
tout, bordel -et c'est bien bordel que je veux dire, mais que j'aurai pu
remplacer par merde, tout aussi approprié- ce mec plane quand
même vachement haut, c'est une pointure, un glaive,
une épée, quoi. Mais, je digresse, une chose en entraine une autre, le
temps passe,
et je n'en suis qu'à la page 73 de mon roman, alors, je crois que je
vais éxcipiter ici pour aujourd'hui ; et c'est bien dommage car j'aurai
voulu vous raconter
une histoire d'écrivain, une petite nouvelle, que je compte faire
publier dans
un magazine un peu poussiéreux, certes, mais dont le tirage ne faiblit
pas. C'est
une histoire simple, où il est question d'une attachée de presse
nymphomane,
érotomane, machiavélique, et infidèle qui se venge d'un auteur qui l'a
bêtement
éconduit au lieu de l'emmener direct dans le premier hôpital
psychiatrique.
Pour parvenir à ses fins, elle se joue d'un pauvre bougre, éditeur
amoureux et cornu,
rendu aveugle par la belle qui est bien trop jolie en comparaison de ce
qu'elle
mérite. Vous connaissez les auteurs, toujours prompte à inventer des
histoires,
dès que la motivation est suffisante, et je sens qu'elle grandit de
jour en jour, je crois que je ne pourrai pas me retenir encore très
longtemps avant de vous raconter la fin pathétique et carcérale de leur
épopée.
Publié par nolhart à 08:33:26 dans Journal | Commentaires (6) | Permaliens
Vous pourrez questionner tous les clients du bar des ventriloques*, pas un ne vous dira que je n'ai pas voulu fuir ce métier, moi qui me livrais à une fumisterie sans honte, à l'intelligence prête à consommer, à la flânerie, à l'argent
facilement gagné dans des professions sans autres intérêts que de flatter l'ego vendu à une époque superficielle, et facile mais, là, pour écrire, faute du talent suffisant, il me faut beaucoup travailler pour arriver à un stade tout juste supérieur à la médiocrité dans l'art où celui qui rayonne devient immortel. J'aime m'y jeter de toutes mes forces, dès l'aube, jusqu'à en être économe de chacun de mes mouvements le reste de la journée pour avoir l'énergie d'écrire encore, une ligne de plus, juste une ligne, un mot, une majuscule, une virgule, une tache d'encre. Dormir moins pour écrire plus, et mon deuxième roman sera prêt avant l'heure. Infiniment trop de joie, infiniment trop de bonheur. Point, à la ligne. Fin d'un nouveau chapitre.
Publié par nolhart à 20:50:37 dans Journal | Commentaires (6) | Permaliens
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