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Journal d'un roman | 11 janvier 2008

C'est un truisme de dire que les plans les mieux préparés sont souvent contrecarrés – et même détruits – par l'occurrence d'un petit grain de sable dans le menu. Je me suis retrouvé, il y deux jours, sans la voir venir, devant une incohérence grosse comme ça, ou pas loin. Pourtant, le grand écrivain serbe Ivakouillenovich, nous avait mis en garde je ne sais plus où, contre cette éventualité et bien sur, j'ai rien écouté. Et voilà ! Impossible d'écrire ce dialogue, qui va de la page 67 à la page 69, dans 'l'incroyable vie de la mort, sans lire quatre ou cinq livres sur la vie d'un de mes protagonistes à l'esprit brillant et complexe, qui n'interviendra que très peu dans le roman, mais dont le passage doit dominer dans l'esprit et le ton les 120 autres pages du livre. Je ne peux faire l'économie de ces lectures rébarbatives mais de haute volées. Je me disais pourtant que j'allai m'en tirer en faisant une pirouette-cacahuète, un truc du genre ellipse temporelle, et bien, pas du tout ; et si vous n'avez jamais vu un moine plongé dans des lectures ardues - où il est question de stratégie judiciaire, de défense de rupture, de géopolitique, de mao, de marx, et de politique tout court - alors montrez-moi un Nolhart et je vous en montrerai un.

Allez, la fin de la récré a sonné, je retourne à mes notes, à mes études, et à ma robe de bure, parce qu'en Fevrier je dois entamer la bio d'un homme d'affaire, et si je veux continuer à manger au printemps, comme je suis incapable de bosser sur deux livres en même temps, c'est en chantant " haut les coeurs" que je rechausse mes lunettes pour pouvoir écrire le mot fin sur le premier jet de mon tapuscrit à l'entour du 30 janvier.


Publié par nolhart à 09:14:14 dans Journal | Commentaires (5) |

Journal/ Bande annonce | 07 janvier 2008

 

Ce matin, en me glissant derrière mon bureau, à la lecture des commentaires, l'avenir me paraissait radieux. J'étais tranquille devant l'écran, jusqu'à temps qu'il me parle. Je ne l'ai pas entendu venir.


- Le lecteur : Ils sont bien jolis tous ces textes, mais tu en es où ?
- Moi : Peux-tu parler plus fort, je n'ai pas mes lunettes
- Le lecteur : Je veux dire, tu as écrit quoi ce matin ?
- Moi : Bah, c'est-à-dire que j'ai plus fait des ratures et des pâtés sur les 70 premières pages que de véritables paragraphes nouveaux.
 -Le lecteur : De quelle taille les pâtés ?
- Moi : Une bonne taille !
- Le lecteur : Bien et quoi d'autre ?
- Moi : Ah oui...vous devriez cliquer ici pour voir la bande annonce de mon prochain roman.
- Le lecteur : Après la making of, la bande annonce....tu te crois au cinoch ? Tu ferais mieux de remercier les gens de tous ces gentils commentaires.
- Moi : C'est-à-dire que je ne sais pas trop quoi répondre à toutes ces amabilités. Merci me parait être un peu court et comme dit Sarvane, ça fout un peu la pression, mais c'est si bon.
- Le lecteur :Si tu n'es pas capable d''écrire autre choses que 5 lettres, c'est pas gagné pour un roman.

Si vous avez l'intention de me demander si ces mots ne me firent pas grincer les dents, je peux vous assurer qu'elles n'y manquèrent pas. Je crois que j'ai fait la même tête que lorsque j'avais joué un outsider dans le prix d'Amérique et que celui-ci avait 6 haies de retard à 100 mètres de l'arrivée. Alors, j'ai repris ma plume et je me suis remis à écrire la suite, en me disant que Catule LaMort méritait bien d'aller embrasser, sans attendre, sa princesse au chapitre suivant.

 

 

 

Publié par nolhart à 09:54:09 dans Journal | Commentaires (3) |

Journal d'un roman | 04 janvier 2008

 Vous avez aussi remarqué? Je parle de moi à la troisième personne dans le post précédent ! J'ai peur d'être déjà sur la route...d'y aller tout droit à la vitesse d'un taxi grec dans une descente du Péloponaise, et pour l'éviter, je dois finir ce roman au plus vite sous peine de me retrouver enfermé du mauvais coté de la porte d'un hôpital psychiatrique. Je crois que le bon mot est schizophrénie, ou mégalomanie, ou un truc dans le même genre, vous savez quand on se alaindelonise.
Bon, si j'avais été au Merle moqueur du temps de sa splendeur, lorsqu'on pouvait encore griller une sèche sans avoir un type avec un insigne de police, qui vous tape dans le dos, - et dans le dos, malheureusement, c'est dans le meilleurs des cas car il marche généralement aux signaux de couleur : blanc : dans le dos, noir sur la tête! C'est vous dire le niveau - j'aurai donc répondu à mes acolytes anonymes, entre deux hoquets, qui n'auraient pas pu s'empêcher de me faire remarquer que je n'avais pourtant rien d'Alain Delon, un truc du genre " Non-Môssieur-je-ne-parle-pas-de-moi-à-la-troisième-personne-c'est -un-style-narratif-actanciel-et-du-pur-sil-vous-plaît !" en me grattant derrière l'oreille. Mais il n'est pas deux heures du matin, et je ne suis pas dans le bar des bar. Non, je l'ai écrit là, dessous, le 03/02. Vous pouvez le relire par vous même. Je parle de il, et inversement; je vais finir un de ces jours par m'écrire un machin du genre : " mon cher moi, j'espère que je vais bien, je me demande si je suis allé à la chasse aux champignons la semaine dernière, etc.......à bientôt, je m'embrasse". Vous avez saisi le souci ? Des conneries ont peu en dire, à tire-larigot même, mais en écrire, c'est une autre histoire. Moi, quand j'y pense, ça me glace rien que de savoir que vous lisez tout ça.

Publié par nolhart à 00:40:43 dans Journal | Commentaires (2) |

Journal d'un roman | 03 janvier 2008

 Nous sommes le 03, et c'est un Nolhart pâle, aux traits tirés par la fatigue et la culpabilité de ne pas s'être levé à l'heure ce matin, montrant des dispositions à sursauter au moindre bruit de cuillière dans le bol que vous trouvez en arrivant sur ces pages aujourd'hui. En me voyant, vous auriez du mal à reconnaître le romancier dont tout le monde s'accorde à dire qu'il est habituellement plutôt gai et fringuant au réveil, même s'il ne pétule pas. Non, je n'ai pas encore écrit une ligne ce matin, et je ne vois pas quoi écrire sauf " Ah merde...je suis à la bourre, j'ai la tête dans le pâté, putain j'ai pas d'idée", mais je sens bien en l'écrivant que ça peut être amélioré. Alors, je file à la douche, puis reprendre un café, et je m'y mets car je dois retravailler les deux pages d'hier, et en écrire deux nouvelles aujourd'hui. C'est le rhytme que je me suis fixé. Je ne sais pas pour vous, mais moi, je n'arrive à produire des lignes satisfaisantes que lorsque je suis l'esprit alerte et reposé, gai comme un rossignol, et là, vous aurez remarqué que ce n'est pas le cas, mais il existe un coupable à mon manque de sommeil: John Malkovitch, dont la pièce Good Canary, que j'ai vu hier soir, est un petit chef d'oeuvre où tout est réussi. C'est une histoire d'écrivain défoncée aux amphéts, dont le mari est à la fois le prête nom et l'ange gardien, tout ce que j'aime, le genre de spectacle où lorsque vous sortez dans la rue vous continuez d'applaudir sans vous en rendre compte,sous le regard médusé des passants. Toutes les infos ici .

Publié par nolhart à 10:03:12 dans Journal | Commentaires (4) |

Journal d'un roman | 02 janvier 2008

 J'ai écrit la première moitié de mon second roman. Il sera court, 130 pages tout au plus - les ailes de Giac en faisait 300 - et parce qu'écrire est romantique et ensorcellant, mais difficile et épuisant, c'est à compter du 03 janvier 2008,que je vous livrerai, pas à pas,mes peurs, mes joies, mes peines, et les angoisses de la page blanche qui enveloppent ma vie de 4heure du matin au couché, vers 23h ; et le lecteur fidèle verra que je pourrai aussi narrer les nuits où à la moindre idée qui passe entre deux ronflements,je me lève à la vitesse du type qui été victime d'une attaque d'Alligator dans son lit, fait d'autant plus surprenant que du coté de Courbevoie, c'est assez tranquille question Alligator, mais la question n'est pas là.Bref, y'a pas de raison que je me ronge les sangs tout seul. A demain.

Publié par nolhart à 18:13:27 dans Journal | Commentaires (2) |

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