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Dieu est végetarien ! | 23 juin 2008

 Dans mon post précédent, je me posais la question : Dieu est-il végétarien ? La réponse m'est apparue lors d'un dîner au restaurant. Et, sachez qu'il y a des fortes présomptions pour qu'il le soit.

Suivez mon raisonnement....Admettons qu'il y ait un chat dans la rue. Le chat mange la souris. C'est la chaine alimentaire et ça ne pose de problèmes à personne et dieu n'est pas concerné.  A présent, disons que vous êtes en Arctique, un ours mange un phoque ; là, c'est pareil, chaîne alimentaire. Mais, au petit matin, alors que vous sortez sur la terrasse de votre igloo, vous êtes mangé par le même ours (ou par un lion dans la savane, si vous êtes en Afrique, à toute chose égale par ailleurs), pourquoi dieu serait-il tout à coup plus concerné par ce que bouffe l'ours que par un steak de souris ? Absolument aucune raison.

Par ailleurs, je suppose que vous avez déjà remarqué, que la viande est préparée de façon fort différente d'une religion à l'autre, d'un coin du monde à l'autre, et que Dieu a laissé aux interprétations des prophètes le soin d'écrire des livres de cuisines qui sont, ma foi, de très grands succès depuis des siècles en librairie, mais qui  démontrent combien, il n'a pas d'idée arrêté en gastronomie.  Selon le livre de recettes, Torah, bible, ou coran, un mardi on mange gras, puis, on nous dit de jeûner, un coup on ne mange pas du porc, et la fois suivante, on ne mange plus que du poisson...et j'en passe.  Nous pouvons supposer que de tels atermoiements démontrent  que même si Dieu n'est, habituellement, pas du genre girouette, (au contraire des femmes qui se posent quand elles rouillent), il n'a quand même pas d'idée plus arrêtée que ça sur la question. Si ce n'est pas la preuve qu'il n'y connaît pas grand-chose et qu'il s'en tamponne? Qu'est-ce que c'est !  Vous m'avez suivi ? Je parie donc, à 8 contre 1, que le Très-Haut est végétarien ! 

Bon, je sens bien que mon histoire ne vous passionne pas, et que vous essayez de vous soustraire lamentablement à votre tâche de lecteur.  Je dois vous avouer, que moi aussi, je me ferais bien exfiltrer de mon bureau, par le premier plagiste venu, pour aller profiter du soleil au lieu de me repandre en âneries sur ce blog - et ailleurs-,  mais dans l'immédiat, je n'ai rien d'autre à écrire ici, et même si je brûle de vous parler de la sortie de mon nouveau roman  « Je ne vous voyais pas comme ça », et de bien d'autres choses, il me faut être encore patient.  Rendez-vous début juillet.

 

 

Publié par nolhart à 19:26:28 dans Journal | Commentaires (7) |

Vanité. | 11 juin 2008

 Comme je le disais dans mon post précédent, je suis assez en forme pour enfin quitter ma tenue de moine trappiste et me remettre au clavier. Je pourrai vous raconter tout ce qui m'est passé par la tête ces dernières semaines, « est-ce que dieu est végétarien ? » ou encore « pourquoi la bêtise n'a pas de limite ». Tenez par exemple, alors que j'étais en convalescence à Concarneau, humble cité bretonne où je reposais mon corps endolori et usé par la bêtise, la solitude et des débauches anciennes, je fus pris du désir d‘une balade en mer. L'après-midi même, je faisais modestement remarquer à un marin organisant des excursions que son bateau était d'un joli bleu. A ma grande surprise, il me répondit, bourru :

- Il est rouge !

- Pardonnez-moi, mais il est bleu ! insisté-je.

- Je vous dis qu'il est rouge

- Ah ? Chacun le voit comme il veut, c'est ça ?

- Non, et si vous ne voulez pas le voir comme moi, foutez le camp ! C'est moi qui décide.

- Mais il est bleu comme la mer, comme le ciel, non ?

- Dégage, je te dis, j'aime pas les autres qui voient pas comme moi. C'est moi le commandant

- Mais, c'est simplement du bon sens, si ce bateau était rouge, je ne vous parlerais pas de la mer et du ciel !

- Moi, je vous dis que c'est comme ça, je décide de tout, même d'être con !

- Vous souffrez peut-être d'un daltonisme ignoré...

- De toute façon, je ne vous écoute pas puisque j'ai raison ! Allez trouver un autre bateau, vous ne montrez pas à bord de celui-ci ! Pas besoin de gens comme vous, vous m'empechez de tourner en rond ! Et moi, ça me rassure de tourner en rond et de voir mon bateau comme ça m'arrange. Alors basta !

Le roi de la bite d'amarrage planta son regard dans mes yeux cernés en se la jouant « je suis un dur ». C'est là que je me suis souvenu que la bêtise n'avait comme limite que l'intelligence. Donc, parfois pas de limite et qu'il ne faut pas rentrer dans ce genre de compétition car un imbécile ne lâche jamais, sauf peut être si on le caresse dans le sens du poil. Tenir tête à un interlocuteur qui ne peut/veut voir, ni comprendre ce qui l'obligerait à se remettre en cause entraîne généralement de belles bagarres, à la simple raison qu'il faut être équipé d'autre chose que d'un gros qu'un noyau de pèche à la place du cerveau pour savoir reconnaitre ses tords, et lorsque ce n'est pas le cas, il ne vous reste qu'à vous soumettre ou partir. « Mille pardons, mais bien sûr qu'il est rouge votre bateau, et d'un beau rouge même ! je peux à présent ? demandé-je ». Il me regarda méfiant, mais maintenant que je disais comme lui, allant même jusqu'à le féliciter une nouvelle fois de ce magnifique rouge, il accepta que je fisse partie du voyage, sur son bateau rouge pour lui, et bleu pour le reste du monde et vous le croirez ou pas, mais si j'avais continué à le voir de sa vraie couleur, et bien, je serais resté à quai.

Publié par nolhart à 12:30:13 dans Journal | Commentaires (7) |

retour | 04 juin 2008

 Ce matin, je me suis levé en me disant que j'avais quelque chose à faire, mais je ne me souvenais pas quoi. Puis ça m'est revenu.

C'est tout simplement aujourd'hui que je dois rentrer à Paris.

 

 

 

Ces quelques jours parmi les écrevisses m'ont fait le plus grand bien. La médecine est formidable, et je suis en forme, peut-être même comme je ne l'ai pas été depuis plusieurs années. J'aimai bien ce retrait et ce silence, mais le temps est venu d'échanger ma tenue de moine trappiste qui m'allait pourtant comme un gant ces derniers temps, contre  des habits civils et, en attendant la sortie de mon nouveau roman " Je ne vous voyais pas comme ça", d'aller explorer des perspectives nouvelles.

Publié par nolhart à 10:25:13 dans Journal | Commentaires (8) |

le journal | 25 avril 2008

 Pas envie d'écrire...alors je vais boire un café. Ou deux. Et puis on verra.

 

 

 

 

Publié par nolhart à 09:51:31 dans Journal | Commentaires (8) |

journal d'un roman. | 10 avril 2008

 On pourra dire ce qu'on veut, mais on ne peut pas être et avoir été, sauf pour un imbécile.
Assurément, il m'arrive fréquemment de dire des âneries ; espérant même chaque fois que ce ne sera pas la dernière, car c'est un signe de bonne santé, mais aujourd'hui, je vous parle d'un truc que j'ai expérimenté sur moi-même durant mes vacances, le séjour à l'hôpital. Il faut que je vous raconte.

A la suite d'événements dont je vous passe les détails, mais dont nous pourrions dire, qu'ils sont les fruits de catastrophes générées par quelques imbéciles autour de moi d'une part, et d'autre part les fruits d'une vie où la liberté finit par demander des comptes, et comme nous en sommes convenu : on ne peut pas être et avoir été, sauf pour un imbécile bien sûr, mes organes ayant besoin de repos et de soins, je me suis retrouvé dans un centre hospitalier universitaire.

Bichat, humble demeure de villègiature. Et ça pousse pas trop à écrire la villégiature, aussi je comptais sur ce Pirmasoan pour enrichir ce blog d'âneries supplémentaires, mais à l'arrivée, je constate qu'il est à mettre tout en haut de la liste des fumistes si je regarde le nombre de note rédigée en mon absence. De qui se moque-t-on ?

Bichat humble demeure de villégiature où j'aurai passé un séjour charmant, s'il n'y avait eu toutes ces blouses blanches. C'est effrayant, ce qu'il y a comme médecins et infimiere/iers à Bichat. De toutes espèces, des vieux, des jeunes, des à lunettes, des français, des étrangers, des niçois, des gros, des petits. Ils sont tous là, les uns sur les autres, représentant tout ce que le corps médical a de plus inquiétant: La cardiologie, la pneumologie, la néphrologie, la rhumatologie, la biologie, l'oncologie, etc. Il y a même des machins nucléaires et un service de grand prématuré, puisque j'y suis né, il y a pas mal de semaines, de mois ou d'années peut-être, mais c'est une autre histoire.

Pas plus tard qu'avant-hier, le grand patron des hôpitaux parisiens déclarait qu'il ne fallait pas agrandir les Urgences, car plus elles seraient grandes, plus il y aurait de monde. Mais personne n'a dit à ce type que les patients arrivants dans ce service n'étaient pas des moustiques attirés par la lumière ? Donc, si je suis la logique : détruisons les hôpitaux, il n'y aura plus de malades. C'est idiot, si on m'en avait parlé avant, je serai venu avec mon pain de plastique, j'aurai été guéri. D'ailleurs, me concernant, je faisais humblement observer à un médecin que sans aller mieux, ça n'allait pas pire, que la température de la chambre plutôt fraîche, ( 16° ) faisait claquer des dents la nuit et qu'une couverture à mettre sur le drap n'aurait pas été de trop, ( C'est bizarre cette manie de vouloir faire attraper une pneumonie aux patients dans un service de pneumologie) et que sans être gênant avec des boules Quies, le bruit de la climatisation était proche de celui d'une bonne mobylette à Sarcelles.

- Il faut compter deux trois jours pour la couverture et la clim est générale, on ne peut pas y toucher.

Mon voisin plus malin que moi a réussi à avoir une couverture de survie. Moi, Je n'ai pas insisté. après tout, c'est peut-être une nouvelle école. Dans dix ans, tout le monde apportera son chauffage, son lit pliant, son bistouri et tout le matériel, et personne n'y contredira.

Concernant l'alimentation, les pique-niques, sans être bons, étaient tout à fait mangeables et ils eurent la bonne volonté de me faire choisir mon repas, tous les matins. Mais, jamais, je n'ai eu ce que j'avais commandé. C'est drôle cette autre manie qu'ils ont de vous faire des surprises, ils sont ficelles : vous vouliez un steak, vous aurez du poulet, vous aviez commandé des haricots, vous avez des salsifis. Vous vouliez les amygdales, vous avez l'appendicite.

Deux fois par semaine, le mercredi et le vendredi matin, et je suis sur que vous ne vous en doutez pas, le staff visitait les malades. J'ai eu l'honneur d'assister au défilé de médecins, qui avec cette solennité sévère, regardent d'un air grave chaque patient en lui disant que tout va bien et il est bien rare qu'un médecin entre dans une chambre en disant " Oh là là"- ce qui serait tout de même moins grave que " Oh la la la" ou que "Oh la la la la la" . Je vous recommande donc de voir ce défilé si vous passez par là.
En revenant de la radio ou de l'irm, ou en y allant, ne manquez pas de visiter le service de médecine nucléaire. Il rappelle par son style et ses couleurs, certains épisodes de star trek.

Bref, j'ai tué le temps assez agréablement à Bichat. L'après-midi, guidé par l'ami en blouse blanche spécialiste des transports de vieux en fauteuil roulant, j'allai passer une échographie de ceci ou de cela, ou je dirigeai mes pas vers le service pneumo, si habilement administ ré par son jeune et brillant interne.

Une puissante distraction que j'allais omettre : la vue sur le périphérique et sur tout Paris. Qui n'a jamais vu ça, n'a jamais rien vu.

Et puis, les ascenseurs amenant dans un flot continu une foule assoiffée de grand air en bouteille, et de repos, j'ai rencontré des camarades tous les jours. Les uns venus pour la saison, les autres simplement pour passer quelques jours. Hôpitaux Parisiens : que d'heureux vous faites à chaque minute. Dans à peine quelques jours, j'y retourne. C'est décidé. J'ai réservé pour une opération spéciale, prévu une couverture ; et même si ça ne vaut pas le moulin rouge et les folies Bergères, qui à en croire certain, très au courant des affaires scientifiques, ne sont plus à la mode, je suis sûr d'en ressortir enchanté, en forme pour les ultimes corrections de ce prochain roman.

Publié par nolhart à 14:38:51 dans Journal | Commentaires (10) |

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